Les dieux Sumotoris

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Depuis Cornebarrieu, il y d’abord le nord de la France en passant Montauban, puis les mornes plaines franciliennes, puis les sinistres zones industrielles d’Hambourg, les myriades d’îles danoises aux femelles lascives, les clochers dorés de St Petersbourg, les vastes toundras glacées de Sibérie par delà l’Oural, les collines d’Oulan Batar aux femmes plus rares, les rennes du Manchourie, les mers de Chine, les sommets enneigés des alentours de Sapporo aux femmes osseuses… puis, puis Tokyo et le Ryogoku Sumo Stadium. Et là, au bout du monde, se rendant au combat, DES DIEUX… dans la rue:

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Aujourd’hui, samedi 17 janvier, c’est la fin de la première des 2 semaines du premier tournoi japonais des sumos à Tokyo. Nous sommes de la fête devant les étendards des athlètes!

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6 tournois par an, 3 à Tokyo, 1 à Nagoya, 1 à Fukuoka et l’autre ailleurs… Catherine s’intéresse de très près à l’histoire et au contemporain!

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Les règles sont assez complexes mais en 2 mots, voilà ce que nous avons compris: le Sumotori pèse entre 140 et 270 kilos, il ne doit pas être chauve, il mange l’équivalent de 20 hamburgers 5 fois par jour, il dort beaucoup et il a la zezette attrophiée. Chaque sumotori appartient à une « étable » qui le recrute, l’élève dans la joie et la bonne humeur, l’entraîne, le masse, le muscle et lui fournit ses vingt-sept poulets et 38 bières quotidiennes. Quand il atteint le format acceptable, il devient amateur, puis « juryo » (prétendant). Parmi les 150 prétendants et à force de tournois, « pots au feu » et autres blessures, il parviendra peut-être un jour au rang de « Maegashira » (challenger rémunéré). A ce stade, il arrive au stade… à pied!

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Quelques années et tournois plus tard, quelques poulets plus loin et avec beaucoup de pugnacité, de soutien divin et de sponsor, il parviendra peut-être au rang de « Komusubi » (professionnel – le carré des 30 meilleurs), voire de « Sekiwaké » (les 10 plus forts), voire de « Oséki » (prétendant au titre ultime) et enfin de Dieu « Yokozuna ». En tout cas, ils auront tous droit à ça, un stade sublime de 30000 japonais surchauffés et méconnaissables de ferveur:

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Au fond de l’arène, le « Doryo », sorte de ring en terre de rivière sacrée recouverte de sable sacré, où vont se dérouler des épreuves sacrées…

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Là, ce sont encore les juniors de début d’après-midi. Mais déjà, les règles sont claires: les approches et intimidations durent 10 minutes, le jet de sels destinés à se protéger des mauvais esprits environ autant… et la lutte en elle-même: 10 secondes maximum! Il y a 82 prises possibles pour gagner! Nous, on en a compris 2: soit un lutteur sort du cercle, soit il tombe dans le cercle… pour le reste, il y a un arbitre parfaitement qualifié et merveilleusement habillé à proximité!!!

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Bon, maintenant que tout est clair, c’est au tour des « Komosubi » de s’affronter. L’entrée est royale et cérémonieuse…

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Avant les affrontements ultimes, le champion en titre se doit de nous imiter le papillon. Imitation troublante je dois dire…

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Nous sommes toujours incapables de vous dire qui a gagné car le même rituel va se dérouler pendant une semaine encore. Le gagnant du tournoi sera celui qui aura gagné le plus de combats … et il existe des sites comme  http://sumo.goo.ne.jp/eng/kimarite/index.html  qui suivent tout cela de très près.

Juste pour finir cette journée sur la terre du levant, j’ai gardé deux images.

Un de ces deux impressionnants »Oséki » recevra peut-être…  le regard et le sabre de l’Empereur.

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Nous finirons cette étrange journée par une belle soirée dans un restaurant de Ryoguku, chez Kirishima, un ancien sumotori « Oséki »(beau comme un astre…), reconverti dans la restauration et qui nous servira le gargantuesque ChankoNabé… arrosé de moult bières et mille saké! Et hop…

 

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2 Réponses à “Les dieux Sumotoris”

  1. Didier dit :

    Quel bonheur d’assister à quelque chose d’aussi… étrange ! C’est charmant, un Sumotori qui fait le papillon !
    Bisous à tous les deux.
    Did & Lud

  2. Marcelle dit :

    J’ai beaucoup apprécié les photos de ce sport japonais très curieux, ainsi que les commentaires.Vous êtes vraiment doués pour faire des reportages!
    J’ai ADORE regarder les sumos, je me sens maintenant si mince…

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